Blog de la Baie de Tadoussac (Québec - Canada) - Membre du Club des Plus Belles Baies du Monde

Une petite baie parmi les très grandes

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07 décembre 2010 par Marie-Josée Guerin

Ce récit de voyage est commandité par Tourisme Manicouagan.

Bruno Therrien est restaurateur et conseiller municipal à Tadoussac depuis près de 25 ans. Natif de l’endroit, il est né avec la « tadou », une maladie qui ne s’attrape nulle part ailleurs et qui fait rester ou revenir à Tadoussac ceux qui en sont atteints. Symptôme principal : un amour inconditionnel de Tadoussac, de sa baie et du fjord. Bruno Therrien est incapable de s’imaginer vivre ailleurs et depuis toujours, il travaille à faire connaître et apprécier son village. Il est aujourd’hui président du Club de la baie de Tadoussac et trésorier du Club des plus belles baies du monde.

Mont Saint-Michel, San Francisco, Ha Long, des baies qui font rêver. Parmi elles, Tadoussac, à l’embouchure du fjord du Saguenay, appartient depuis environ 12 ans au club sélect des plus belles baies du monde. Trente baies de 22 pays font partie du club. Au Canada, deux seulement ont cette reconnaissance, toutes deux dans l’est du pays, au Québec maritime.

« Tadoussac, porte d’entrée de la Côte-nord, est un village d’environ 900 habitants. Si sa baie figure parmi les plus belles baies du monde, c’est d’abord en raison de sa géographie : elle fait partie de deux parcs nationaux, le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et le parc national du Saguenay; elle est située au confluent du fleuve Saint-Laurent et du fjord du Saguenay, qui est en attente d’une reconnaissance de l’Unesco; et elle est à quelques kilomètres au sud-ouest de la réserve mondiale de biosphère Manicouagan-Uapishka. Vous voyez, c’est toute la région de Manicouagan - Côte-Nord qui est orientée vers le développement durable. De plus, Tadoussac est le premier établissement européen au Canada, dont il reste aujourd’hui la chapelle construite en 1747, en plus d’avoir été habité par les Amérindiens depuis le paléolithique. Tadoussac appartient à l’histoire et son paysage est absolument unique. »

« La rencontre du Saguenay et du Saint-Laurent, qui crée des conditions favorables au développement de la biodiversité marine, nous amène une grande variété de mammifères marins. Ailleurs dans le monde, on voit habituellement une ou deux espèces de baleines concentrées dans un endroit mais ici, c’est 13 espèces que l’on a l’occasion d’observer! Et Tadoussac figure parmi les plus importants couloirs de migration des oiseaux de proie qui se rassemblent avant de traverser le fleuve, plus étroit ici qu’en aval. »

« Mais ce qu’il y a de mieux à Tadoussac, c’est la sensation de bien-être qu’on y ressent. Dans ce décor, entre l’eau, la montagne et le village, on respire l’air pur et on vit vraiment le moment présent. On a l’impression d’être chez soi dès qu’on y met les pieds. D’ailleurs, plusieurs de nos citoyens sont d’abord venus en touristes et ont décidé de rester. »

« J’oubliais : Tadoussac fait aussi partie des plus beaux villages du Québec et reçoit le congrès de l’Association en 2010. En plus, avec le programme Rues principales, la municipalité est en train de repenser son cachet. Vous verrez : quand vous viendrez, vous ne voudrez plus partir! »

À l’entendre, pas besoin d’être médecin pour ce diagnostic : Bruno Therrien est vraiment atteint de la « tadou »!

Issu: http://www.quebecmaritime.ca/fr/decouvrez-le-quebec-maritime/temoignages

M. Bruno Therrien

M. Bruno Therrien

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Le Fjord du Saguenay reçoit un appui de taille

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26 novembre 2010 par Marie-Josée Guerin

Raphaël Hovington
Actualités culturelles - Publié le 23 novembre 2010 à 12:40

Le député Michel Guimond lance un appel aux députés du Québec à la Chambre des communes pour faire avancer le dossier de la reconnaissance du Fjord du Saguenay comme merveille du monde.

Le comité du Fjord du Saguenay-Unesco se réjouit de la décision de l’Assemblée nationale du Québec de l’appuyer dans sa démarche en vue de faire reconnaître le fjord comme bien du patrimoine mondial par l’UNESCO.

L’Assemblée nationale a donné son appui à l’inscription de la candidature du Fjord du Saguenay sur la liste indicative canadienne de 2014, première étape à franchir en vue d’une reconnaissance par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture.

La motion des parlementaires québécois a été adoptée à l’unanimité le 3 novembre, ce qui réjouit à la fois le président du Comité du Fjord, le Dr Jules Dufour, ainsi que les deux députés bloquistes, Michel Guimond et Robert Bouchard. Ce dernier a salué la décision de l’Assemblée nationale à la Chambre des communes, la décrivant comme «un appui de taille» à la démarche qu’il a entreprise avec MM. Dufour et Guimond en vue d’inscrire «le fjord du Saguenay dans la catégorie des grandes merveilles de ce monde».

Une étape fondamentale

Devant la reconnaissance par Québec de la valeur exceptionnelle du fjord du Saguenay, le député de Chicoutimi a soutenu devant ses pairs que «le gouvernement canadien a maintenant le devoir de sonner son appui à la démarche».

De son côté, le Dr Dufour interprète le geste des députés québécois comme une étape fondamentale. Il a réalisé l’étude ayant mené à la création du comité du Fjord du Saguenay-Unesco. Le député Michel Guimond assure le comité qu’il unira ses efforts à ceux de son collègue de Chicoutimi afin que le gouvernement du Canada appuie le projet.

D’ailleurs, M. Guimond a lancé un appel à tous les élus du Québec à la Chambre des communes, en particulier les ministres Denis Lebel et Jean-Pierre Blackburn, les invitant à appuyer la candidature du fjord du Saguenay.

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« LE FJORD DU SAGUENAY A TOUT LE POTENTIEL POUR ÊTRE INSCRIT SUR LA LISTE DU PATRIMOINE MONDIAL DE L’UNESCO »

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08 février 2010 par Marie-Josée Guerin

Dévoilement d’une étude de faisabilité

- Michel Guimond

Tadoussac, le mercredi 27 janvier 2010 – Le député de Montmorency – Charlevoix – Haute-Côte-Nord et Whip en chef du Bloc Québécois, Michel Guimond et le député de Chicoutimi – Le Fjord, Robert Bouchard, ainsi que le professeur émérite de l’Université du Québec à Chicoutimi, Dr. Jules Dufour, ont présenté aujourd’hui le contenu d’une étude qui recommande l’inscription du Fjord du Saguenay sur la liste indicative canadienne du patrimoine mondial en vue d’une reconnaissance officielle de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture).

Le rapport commandé par le député Robert Bouchard et réalisé par le Dr. Jules Dufour, apporte des conclusions qui ne laissent aucun doute quant au potentiel du site ainsi qu’à l’importance que le Fjord soit reconnu à l’international : « Le rapport présenté par le Dr. Dufour est d’une grande rigueur scientifique. Une analyse détaillée est effectuée pour décrire non seulement les composantes du Fjord du Saguenay, mais aussi l’ensemble des fjords importants qui se retrouvent sur notre planète. Les conclusions nous portent à affirmer que le Fjord du Saguenay répond aux mêmes critères qui ont servi à faire reconnaître d’autres sites semblables à l’échelle mondiale », a souligné Robert Bouchard.

Pour Michel Guimond, la reconnaissance du Fjord du Saguenay par l’UNESCO apporterait des retombées positives non seulement pour la région du Saguenay – Lac Saint-Jean, mais aussi pour la Haute-Côte-Nord et le grand Charlevoix. « Il est indéniable que l’inscription de ce site sur la liste du patrimoine mondial est un atout de très grande valeur sur le plan touristique. Cette reconnaissance mondiale dans le réseau des plus grandes richesses patrimoniales de la terre et de l’humanité augmentera le sentiment d’appartenance et de fierté des hommes et des femmes avoisinant cet espace et j’ose espérer qu’ils seront incités à protéger davantage les ressources naturelles et culturelles que recèle le Fjord du Saguenay », a ajouté Michel Guimond.

Arguments pour la reconnaissance du Fjord à l’UNESCO
À l’intérieur de l’étude présentée par le Dr Dufour, plusieurs arguments militent pour l’inscription du Fjord du Saguenay sur la liste du patrimoine mondial. En voici quelques-uns :
§ Le Fjord revêt un caractère unique au monde en étant, avec son gabarit, le plus long fjord à une aussi basse latitude au nord comme au sud
§ Un site exceptionnel pour la recherche scientifique et pour l’observation des mammifères marins
§ Un site historique témoin des premiers contacts entre l’Europe et l’Amérique
§ Un site reconnu comme unique et déjà protégé par Québec et Ottawa.
§ Le Québec n’a pas été représenté sur la liste indicative canadienne du patrimoine mondial depuis 2004

Le Dr Dufour mentionne que «le Québec tout entier devrait appuyer cette candidature de prestige et recommander qu’elle soit retenue sur la liste indicative canadienne du patrimoine mondial de 2014. Le Fjord du Saguenay est représentatif des 880 fjords qui ont sculpté le Bouclier canadien et possède depuis longtemps une renommée internationale dans les organisations touristiques mondiales. »

Recommandations et étapes à suivre…
Pour en arriver à une reconnaissance officielle à l’UNESCO, plusieurs étapes devront être suivies rigoureusement. À ce titre, le document apporte diverses recommandations :

Pour présenter la candidature d’un site, il faut d’abord que ce site soit inscrit sur la liste indicative du pays concerné. Le site du Fjord du Saguenay pourra ainsi être proposé aux autorités canadiennes lors de la révision de la liste indicative en 2014. À cet effet, un dossier de candidature devra être rédigé et remis aux personnes concernées. En acceptant d’inscrire le site sur sa liste, le Canada, par la suite, pourra soumettre à l’UNESCO la candidature du Fjord du Saguenay où des experts se chargeront d’en faire l’évaluation.

D’ici là, un comité représentatif du milieu sera formé afin de faire la promotion du site et de mobiliser le milieu pour en faire un projet commun. Les députés Michel Guimond et Robert Bouchard soulignent l’importance que les élus, les représentants d’organismes voués à la promotion et la protection des sites naturels, ainsi que la population du Saguenay Lac-Saint-Jean, de la Haute-Côte-Nord et de Charlevoix s’impliquent dans le processus qui mènera à la reconnaissance internationale du Fjord. « Le travail de promotion que fera le comité sera déterminant et je suis convaincu que la population sera emballée par ce projet ainsi que par les retombées qu’il apportera au secteur» a conclu Michel Guimond.

– 30 –

Renseignements : Valérie Savard
Adjointe au député Michel Guimond
Téléphone : 418-660-6776
Sans frais : 1-866-660-6776

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Le village de Tadoussac-Québec, Canada The village of Tadoussac Quebec Canada

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07 janvier 2010 par Marie-Josée Guerin

Venez découvrir Tadoussac au côté de Alain Bossé propriétaire du café Bohème. Petit village caché au creux des montagnes, Tadoussac jouit d’un site privilégié: la majesté du Saint-Laurent, Le Fjord du Saguenay, unique en Amérique du Nord, les dunes de sable, un charmant petit lac situé en plein coeur du village, plusieurs demeures plus que centenaires, et de multiples activités pour agrémenter le séjour. Les charmes de la baie de Tadoussac ont permis au village d’être classé en 1998 parmi le club des plus belles baies au monde devenant ainsi le premier membre officiel d’Amérique du Nord. Pour planifier votre voyage au Canada visitez notre site ! Site Web : http://www.canada.travel

Located in the province of Quebec, Tadoussac once served as an important French trading post in the seventeenth century. Today, it is one of the oldest permanent European settlements in North America. Tadoussac is celebrated for its rugged beauty, and much of the town is preserved as natural parks. Together with its rich cultural and historical offerings, it is a popular destination for tourists from around the world. Want to plan your trip to Canada? Visit http://www.canada.travel

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Le tourisme d’observation des baleines: la situation du Québec en 2009

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04 novembre 2009 par Marie-Josée Guerin

Le secteur de l’observation des baleines – très important au Québec étant donné la valeur du tourisme marin – connaît le taux de croissance le plus rapide de l’ensemble du tourisme faunique mondial. Selon un rapport récent, en 2008, 13 millions de personnes ont observé des baleines dans 119 pays, comparativement à 9 millions d’observateurs dans 87 pays en 1998 (1). Au cours des 10 dernières années, l’industrie de l’observation des baleines s’est accrue selon un taux moyen de 3,7% mondialement, enregistrant certaines variations cependant. Par exemple, elle a augmenté de 13% en Asie, en Amérique centrale et dans les Caraïbes, de 10% en Amérique du Sud, en Océanie et dans les îles du Pacifique, et de 7% en Europe. Bien que l’Amérique du Nord, en accueillant près de 50% de tous les observateurs dans le monde (tableau 1), reste la destination d’observation des baleines la plus importante, le secteur y a connu une baisse de 1,5% par année.

Québec dans le contexte de l’Amérique du Nord orientale

L’observation de la faune marine, surtout celle des baleines, occupe une place importante parmi les activités de nature au Québec. Le lieu de prédilection pour ces dernières demeure le Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent (PMSSL), milieu naturel de 1245 km2 où l’on peut facilement apercevoir bon nombre d’animaux marins (y compris les espèces rares telles que le béluga et le rorqual bleu), même près du rivage.

Malgré une augmentation du nombre d’observateurs de baleines à l’échelle internationale, un déclin général s’observe depuis les 10 dernières années le long de la côte atlantique de l’Amérique du Nord. Le Québec y fait exception, puisqu’une faible croissance a été enregistrée de 1998 à 2008 (graphique 1). Quant aux destinations avoisinantes, le nombre de touristes observateurs de baleines a chuté de 25% en Nouvelle-Angleterre et de très peu en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick.

La diminution du nombre d’observateurs de baleines le long de la côte atlantique de l’Amérique du Nord s’est traduite par une baisse du nombre d’entreprises offrant ce genre d’activité au cours des 10 dernières années (graphique 2). Cependant, au Québec, cette baisse résulte surtout de fusions.

C’est en Nouvelle-Angleterre, le long de la côte atlantique, que les recettes totales provenant de l’observation des baleines sont les plus élevées, malgré la diminution du nombre d’observateurs dans cette région (graphique 3). Là-bas, l’industrie vaut 138,45$ par observateur, et les clients internationaux représentent environ 15% du marché. Le Québec se classe au deuxième rang: la valeur économique de cette industrie y est de 142,55$ par observateur, et les clients internationaux y comptent pour à peu près 20% du marché (1).

Le tourisme dans les sites d’observation de baleines les plus fréquentés du Québec

Dans la région du PMSSL, les statistiques montrent qu’en 2005, approximativement 284 000 visiteurs ont observé des baleines à partir d’un bateau commercial, tandis que le nombre de kayakistes se chiffre à environ 35 000 par année. À ces touristes s’ajoutent les 60 000 personnes qui ont observé les baleines à partir de différents endroits dans le parc marin. À peu près 40% des visiteurs ont fait une excursion d’une journée, alors que 60% ont passé en moyenne 3,2 nuits dans la région du parc marin, et 40 % y étaient déjà venus (2). Bien que les retombées économiques de l’observation des baleines soient intéressantes, aucune portion des revenus du tourisme n’est allouée à la gestion des ressources du parc, étant donné que les exploitants ne sont pas tenus de contribuer financièrement aux efforts de conservation (3). Néanmoins, quelques-uns d’entre eux se sont associés au GREMM, un organisme à but non lucratif voué à la recherche scientifique sur les mammifères marins du Saint-Laurent et à l’éducation sur la conservation du milieu marin. Les visiteurs peuvent appuyer les efforts du GREMM en y adhérant, en visitant son musée à Tadoussac et en participant à des programmes comme « Adoptons une baleine » (4).

Même si les observateurs de baleines sont généralement satisfaits de leur visite au parc marin (5), certaines personnes s’inquiètent de plus en plus du fait que les services offerts ne répondent pas complètement à la demande et que l’expérience d’observation faunique en laisse quelques-uns sur leur faim. Selon des sondages menés auprès des visiteurs au cours des dernières années, le taux de satisfaction générale quant à la visite du site est élevé, mais plus faible en ce qui a trait à l’aspect éducatif de la visite; en effet, seulement 46% des visiteurs sont satisfaits de ce qu’ils ont appris. Ces données dénotent une faible intégration de l’éducation et de la sensibilisation à l’expérience actuelle. Le fait que l’observation faunique se fait généralement à partir de gros bateaux motorisés et de navires de croisière montre bien qu’elle est orientée vers le tourisme de masse. De plus, certains visiteurs ont l’impression que plusieurs entreprises «courent après» les baleines.

Le tourisme est surveillé de près dans le parc. Depuis la mise en vigueur d’une réglementation précise en 2002 (6), entre autres mesures, les exploitants doivent détenir un permis et se déplacer à une certaine distance des mammifères marins, tout en respectant les limites de vitesse. Étant donné que les bélugas sont une espèce menacée, ils doivent être totalement exclus des activités d’observation. Présentement, l’industrie du tourisme reçoit 59 permis d’observation (pour environ 16 entreprises). Bien que le parc marin soit vaste, la plupart des bateaux partent des quais de Baie-Sainte-Catherine et de Tadoussac, causant un trafic maritime intense de l’ordre de 80 000 excursions par année. Les incidences sur l’environnement sont nombreuses, dont le bruit, la circulation et les collisions avec les mammifères marins (7).

Que réserve l’avenir?

L’observation des baleines a atteint une certaine maturité au Québec comparativement aux autres destinations. Toutefois, elle semble viable sur la côte atlantique de l’Amérique du Nord présentement. Certaines des questions soulevées au sujet du Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent laissent supposer que la gestion opérationnelle du tourisme devrait être révue, surtout dans un contexte où il est nécessaire de trouver un équilibre entre le tourisme et la conservation. L’industrie a tout intérêt à gérer l’observation faunique de façon plus responsable; l’ensemble du secteur pourrait se munir d’une trousse de sensibilisation et prendre des mesures volontaires, telles que la certification et l’adoption d’un code d’éthique pour des exploitations responsables.

De plus, l’ensemble de l’industrie touristique locale pourrait étudier comment mieux contribuer à la conservation du parc, puisqu’il s’agit d’une zone protégée et d’un site important pour l’industrie. Elle devrait revoir le type d’expériences offertes aux visiteurs et prendre les mesures nécessaires pour que les besoins de ce marché du voyage croissant, écoconscient et responsable soient satisfaits. Le parc et l’industrie gagneraient à ce que l’interprétation occupe une place privilégiée dans l’expérience offerte aux visiteurs. En plus de sensibiliser les gens à la conservation, ils pourraient leur proposer un ensemble d’activités écologiques, comme on en trouve dans la grande région du Saguenay, notamment le long de la Route des Baleines.

Sources

(1) O’Connor, S., R. Campbell, H. Cortez, et T. Knowles (2009), Whale Watching Worldwide: tourism numbers, expenditures and expanding economic benefits, a special report from the International Fund for Animal Welfare, Yarmouth MA, USA, prepared by Economists at Large.

(2) Parcs Canada (2005), Sondage auprès des visiteurs, Centre de service du Québec, Agence Parcs Canada.

(3) Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent (2008), Compte rendu de la consultation publique sur la révision du plan directeur, Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, 43 p.

(4) Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) [http://www.gremm.org/] (page consultée le 13 octobre 2009).

(5) Gosselin, D., et J. Priskin (2009), Présentation dans le cadre de l’atelier de travail collectif sur les activités en mer au Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, 9 et 10 septembre 2009, Tadoussac.

(6) Règlement sur les activités en mer dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent [http://www.parcmarin.qc.ca/1942_fr.html] (page consultée le 13 octobre 2009).

(7) Gareau, D., M. Pagé, R. Balej, D. Langlois, et J. Désaulniers (2009), Activités en mer au parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, Document de réflexion 2009 aux fins de discussion, Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, Tadoussac. 30 p.

Analyse rédigée par Julianna Priskin
Copyright © 2007 Réseau de veille en tourisme, Chaire de tourisme Transat,
École des sciences de la gestion, UQAM. Tous droits réservés.
Optimisation et programmation additionnelle: Influenza Marketing
http://veilletourisme.ca/2009/10/30/le-tourisme-d%E2%80%99observation-des-baleines-la-situation-du-quebec-en-2009/?tagged

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Congrès international sur la biologie des mammifères marins à Québec

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23 septembre 2009 par Marie-Josée Guerin

Mont-Joli, le 22 juin 2009 – Le 18e Congrès biennal sur la biologie des mammifères marins de la Society for Marine Mammalogy se tiendra du 12 au 16 octobre 2009, pour une première fois au Québec. Ce congrès scientifique est organisé conjointement par le Centre d’expertise sur les mammifères marins de Pêches et Océans Canada, basé à l’Institut Maurice-Lamontagne, le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) et d’autres organismes de recherche sur les mammifères marins au Québec. Quelque 2000 participants sont attendus, provenant principalement d’Amérique du Nord, mais aussi de nombreuses régions du monde.

L’événement est un forum unique pour connaître les plus récentes recherches scientifiques mondiales dans différents domaines liés aux mammifères marins, pour partager des pratiques de gestion et pour découvrir des exemples de projets de sensibilisation et d’éducation portant sur les mammifères marins.

C’est également une belle occasion de lever le voile sur le travail de recherche de haut niveau mené au Québec, où l’on retrouve une importante concentration d’organismes voués à la recherche et à la protection des mammifères marins, de même qu’à la sensibilisation du public.

Plus de plus amples renseignements sur le congrès, visitez le www.marinemammalscience.org, sous la section Conference.

Autres sites d’intérêt :
· Centre d’expertise sur les mammifères marins (Pêches et Océans Canada) : www.osl.gc.ca/mm/fr/index.html
· Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins Tadoussac (GREMM) : www.gremm.org/
· Institut national d’écotoxicologie du Saint-Laurent (INESL) : www.inesl.org/
· Station de recherche des îles Mingan (MICS) : www.rorqual.com/french/index.html
· Le Centre ORES d’études côtières Bergeronnes (anglais seulement) :www.ores.ch/· Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal : www.medvet.umontreal.ca/pathologie_microbiologie/beluga/francais/default.asp
· Baleines en direct Tadoussac : www.baleinesendirect.net/index.html

-30-

Pour plus d’information ou pour obtenir une accréditation :

Karina Laberge
Conseillère en communications
418-775-0769

Par: Marie-Josée Guérin
Club de la Baie de Tadoussac tourisme@tadoussac.com
www.tadoussac.com

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Voir les baleines les pieds sur terre

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09 juillet 2009 par Marie-Josée Guerin


Publié le 07 juillet 2009 à 05h00
Sylvain Desmeules, collaboration spéciale Le Soleil

(Tadoussac) Le souffle d’une baleine qui vous fait sursauter ou encore la plongée d’un cétacé exhibant fièrement sa queue. Mieux encore, l’apparition du mystique rorqual bleu. Voilà des scènes magiques auxquelles tous rêvent d’assister, un spectacle qui peut être vu… gratuitement et bien assis sur la terre ferme!

Depuis lundi, on fait la promotion du Réseau d’observation sur la Route des baleines sur la Côte-Nord, soit 12 endroits répartis sur 245 kilomètres de côte, entre Tadoussac et Baie-Trinité.

«L’instauration du réseau d’observation des mammifères marins à partir de la rive vise à diversifier l’offre touristique alors que la région désire se tourner vers un tourisme plus durable», explique Karine Otis, chargée de projet au Comité ZIP de la rive nord de l’estuaire, promoteur de ce réseau.

Pour Patrice Corbeil, directeur du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), «c’est une autre expérience que le bateau». Avons-nous une garantie de succès? «Je dirais que oui, si tu as la recette, c’est-à-dire avoir du temps», dit-il, rappelant que «les baleines, c’est un monde de surprises».

Le sentier de la pointe de l’Islet à Tadoussac est certes l’endroit le plus populaire où déjà les visiteurs sont nombreux sur les côtes rocheuses. Mais pour M. Corbeil, «Pointe-des-Monts est mon endroit préféré. C’est une longue pointe de 11 kilomètres où tu vis vraiment et tu sens les éléments. Cinquante pour cent des sites sont déjà connus, les autres sont des secrets dévoilés».

Douze sites identifiés

Sacré-Coeur, Bergeronnes, Les Escoumins, Portneuf-sur-Mer, Colombier, Ragueneau, Baie-Comeau, Franquelin, Godbout et Baie-Trinité sont autant de secteurs où des sites, accessibles gratuitement, permettent l’observation. Des endroits connus et exploités ont été intégrés au parcours, tels que ceux du Parc marin du Saguenay?Saint-Laurent, du Jardin des glaciers (Baie-Comeau) ou du Phare de Pointe-des-Monts.

Ce projet de 80 000 $, financé notamment par le Programme fédéral d’intendance des habitats et des espèces en péril, comprend une deuxième phase où on souhaite en faire la promotion à l’échelle nationale. «Le Réseau propose un type d’observation dont les impacts sur l’habitat des mammifères marins sont quasi nuls», justifie Mme Otis.

Une brochure explicative décrit chacun des sites, comment y accéder, ce qu’on peut y observer, ainsi que des informations pertinentes sur les 13 espèces de cétacés qui fréquentent le Saint-Laurent, dont 6 possèdent un statut de protection. Un affichage particulier (baleine blanche sur fond bleu gradué) annonce les sites.

Un complément aux croisières

Si l’ATR Manicouagan est partenaire du projet, c’est qu’elle est convaincue qu’il s’agit d’un produit différent et complémentaire aux navires. «Nous avons eu des questionnements. La première chose qu’on a dite, c’est qu’il ne faut pas que ça remplace les croisiéristes. Ils sont là pour rester et ils opèrent avec des règles. L’important, c’est que les visiteurs puissent découvrir nos richesses… En visitant un site terrestre, peut-être que ça incitera à prendre une croisière pour en savoir plus», a commenté Grétha Fougères, directrice adjointe à l’ATR.

L’un des croisiéristes joints est de cet avis. «Il faut le voir comme un complément. Déjà, le parc marin fait la promotion de cette activité [Cap-de-Bon-Désir] et ça n’a pas vraiment d’impacts négatifs», a commenté Sophie Brisson, porte-parole du Groupe Dufour.

Patrice Corbeil estime que l’industrie des croisiéristes a évolué au fil des ans pour devenir davantage responsable. Actuellement, l’industrie embarque entre 250 000 et 300 000 passagers. Dans le fjord, 59 permis d’observation des baleines étaient accordés, lesquels étaient partagés entre 16 compagnies occupant cinq ports d’attache.

Rappelons que ZIP, promoteur de ce projet, signifie Zone d’intervention prioritaire. Le mandat de cet organisme sans but lucratif est de promouvoir la conservation et la protection du territoire.

par Marie-Josée Guérin tourisme@tadoussac.com

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Nettoyage des berges 2009

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23 juin 2009 par Marie-Josée Guerin

Tadoussac, le 22 juin 2009

Pour la deuxième année consécutive le Parc marin du Saguenay-St-Laurent, le Club de la Baie de Tadoussac et la Municipalité ont travaillé en collaboration avec les professeurs et les élèves de l’ÉCOLE ST- JOSEPH de Tadoussac afin de nettoyer les berges et ses environs.

Cette initiative qui a eu lieu le 8 juin 2009, Journée mondiale des océans, a rejoint 67 élèves de la maternelle à la 6e année et 15 adultes : professeurs, parents, travailleurs de la SEPAQ et bénévoles du projet « Rue Principale ».

Par groupe, les jeunes ont parcouru la plage, le sentier de la pointe de l’Islet, le vieux cimetière et le futur sentier du parc du petit pont, afin d’amasser les déchets, bouteilles, plastiques, cartons et métaux jonchés le long de leur parcours. Toujours surpris et fiers de leurs gestes posés pour l’environnement, les étudiants ont écouté avec attention l’exposé des faits, rapporté par les employés du Parc marin, sur les déchets retrouvés dans le ventre des animaux marins et de plusieurs espèces d’oiseaux.

La Municipalité s’est occupée de ramasser par la suite les résidus de toutes sortes donc plusieurs morceaux de métal remplissant ainsi une pleine boîte de camion.

Nous profitons de l’occasion pour souhaiter « Bonne Vacance estivale » à nos jeunes.

Marc Pagé
Parc Marin du Saguenay-St-Laurent
418 235-4703, poste 224
marc.page@pc.gc.ca

Marie-Josée Guérin
Club de la Baie de Tadoussac
Municipalité de Tadoussac
418 235-4744, poste 6
tourisme@tadoussac.com

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La municipalité de Tadoussac obtient 3 fleurons

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15 décembre 2008 par Marie-Josée Guerin

Tadoussac, le 12 décembre 2008 – C’est avec une grande fierté que la municipalité vous annonce sa classification horticole des Fleurons du Québec.

Nés en 2006, les Fleurons du Québec reconnaissent les actions d’embellissement horticole et paysager des municipalités québécoises. La cote de classification horticole, qui va de 1 à 5 fleurons, est attribuée pour trois ans à la suite de l’évaluation professionnelle des classificateurs (agronomes experts en horticulture). En adhérant aux Fleurons du Québec, la municipalité s’engage dans un processus d’amélioration continue du cadre de vie, et veut motiver l’ensemble de ses citoyens à faire de même. En trois ans, 219 municipalités québécoises ont déjà été honorées par l’obtention de leurs fleurons du Québec. Dans un récent sondage, elles soulignaient les retombées positives de ce programme fédérateur.

Car les Fleurons du Québec, c’est l’affaire de tous! L’évaluation de notre embellissement paysager est répartie dans 5 domaines, qui concerne tous les secteurs:
- 390 points sont réservés aux efforts de la municipalité
- 270 points sont réservés aux efforts des résidents
- 180 points sont réservés aux efforts des institutions
- 160 points sont réservés aux efforts des industries et des commerces

Semblables aux étoiles pour les hôtels, les Fleurons du Québec peuvent être affichés dans les entrées municipales, et leur valeur augmente en fonction de leur nombre. Mais plus que la possibilité de retombées économiques, les Fleurons du Québec seront aussi une source de fierté pour tous, car ils constituent une reconnaissance publique des efforts de toute la collectivité pour un environnement plus propre, plus vert et plus sain!

Pour en obtenir la liste des municipalités classifiées et avoir plus d’information sur les Fleurons du Québec, visitez le site Internet www.fleuronsduquebec.com

Contact : Caroline Larrivée Royer, inspectrice en bâtiment, 162 rue Des Jésuites, Tadoussac, G0T 2A0. Tél : (418)235-4446 poste 223

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Fin de saison Les nouvelles du large de Baleines en direct

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06 novembre 2008 par Marie-Josée Guerin


30 octobre 2008, vol. 12 no40

La fin octobre marque la fin de la saison pour les activités en mer dans le secteur de Tadoussac, mais pas pour la présence des baleines !

Cette semaine, les grands bateaux d’excursions basés à Tadoussac ont vogué sur les eaux pour la dernière fois de la saison, et ils ont laissé derrière eux les géants des mers, qui ne semblent pas pressés de quitter le Saint-Laurent.

Six rorquals communs étaient encore présents au cap de Granite près de Tadoussac; Capitaine Crochet, Zipper, Boomerang et les autres étaient dispersés au début de la journée, puis en groupe en après-midi, profitant probablement toujours de l’abondance de nourriture dans le secteur. Le rorqual à bosse « Perséides » était lui aussi toujours présent. Il semble qu’il n’était pas seul : le jeune Aramis et sa mère, Tic Tac Toe, auraient aussi été aperçus près des côtes, l’un à Tadoussac et l’autre aux Escoumins. Il est assez rare que des rorquals à bosse soient rapportés à la fin octobre dans l’estuaire; les archives révèlent qu’en 1999, l’un d’eux était présent jusqu’au début novembre, mais sinon les mentions les plus tardives datent de la mi-octobre. Est-ce que le fait que « Perséïdes » soit un jeune rorqual à bosse expliquerait qu’il ne soit pas pressé de rejoindre les autres baleines dans les aires de reproduction?

Le bateau de recherche du GREMM, le Bleuvet, est maintenant hors de l’eau, jusqu’au printemps prochain. Pour dernière journée, un soleil de plomb, une mer d’huile, et une dernière rencontre avec Miss Frontenac, croisée près d’une dizaine de fois cette saison. La jeune femelle béluga a été adoptée par Fairmont Le Château Frontenac cette année, un geste concret pour soutenir la recherche sur sa population en péril.

Les derniers petits rorquals parcourant le Saguenay viennent enrichir la journée des riverains, particulièrement l’équipe du GREMM qui se prépare aussi, à hiverner dans ses quartiers généraux, à l’embouchure du fjord.

Pour d’autres nouvelles sur les mammifères marins du secteur de Tadoussac, Québec, Canada, visitez le site www.baleinesendirect.net du Groupe de Recherche et d’Éducation des Mammifères Marins de Tadoussac

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